La langue de travail et la langue du public
28 décembre 2011 à 9:52 | Publié dans Non classé | 1 CommentaireMots-clefs : Aislin, Alex Kovalev, Alexander Semin, anglais, Blackhawks, Blues, Boston, Brian Gionta, Bruins, Canadiens, Capitals, Carey Price, Chicago, CROP, Détroit, français, Geoff Molson, Jaroslav Halák, Journal de Montréal, La PResse, langue, Lighning, marketing, Montréal, NHL Center Ice, Nordiques, Ottawa, Penguins, Perry Pearn, Pierre Gauthier, Pittsburgh, QMI, Québec, Randy Cunneyworth, Ray Lalonde, Red Wings, Saint-Louis, San Jose, Sénateurs, Sharks, Tampa Bay, The Gazette, Washington
« Un cadeau de Noël parfaitement bilingue pour Pierre Gauthier… » (Aislin, The Gazette, 21 décembre 2011
Depuis la nomination de Randy Cunneyworth comme entraîneur-chef intérimaire des Canadiens de Montréal, les passions se déchaînent. Les émotifs ne se trouvent pas que du côté des défenseurs de la langue française, mais aussi des adulateurs inconditionnels de la Flanelle, dont bien peu parviennent à argumenter sans tomber dans l’agressivité.
Je n’ai pratiquement pas entendu de critiques contre Cunneyworth lui-même, et pour cause : la plupart des gens ont pitié du pauvre Ontarien qui n’a pas demandé à se retrouver dans un tel imbroglio… et qui n’avait peut-être même pas la connaissance suffisante du terrain pour prévoir la controverse. La même excuse n’est valable ni pour Pierre Gauthier, ni pour Geoff Molson.
Intérim mon œil
Pourquoi s’offusquer de l’unilinguisme de Cunneyworth, s’il exerce ses fonctions que par intérim? Parce que, Gauthier étant Gauthier, presque personne n’a vraiment cru à cet « intérim » au départ. Gauthier a nommé Cunneyworth entraîneur-chef des Bulldogs de Hamilton, le club-école des Canadiens; Gauthier a promu Cunneyworth au rang d’entraîneur adjoint des Canadiens cette saison; Gauthier a renvoyé Perry Pearn, un autre entraîneur adjoint, et a augmenté les responsabilités de Cunneyworth. De toute évidence, le mot « intérim » n’était là que pour acheter du temps en espérant que quelques victoires feraient passer la pilule de l’unilinguisme. Il a fallu la colère du public pour que cet intérim se confirme.
Il n’y a pas suffisamment d’espace nécessaire ici pour réfuter tous les arguments fallacieux contre la nécessité du bilinguisme pour le poste d’entraîneur-chef des Canadiens. Allons-y donc pour l’un des arguments principaux, celui concernant les relations entre les joueurs et entraîneurs, d’une part, et le public, d’autre part. Ces relations commencent d’abord par les incontournables entrevues.
Don’t have anything to say, but will speak anyway
Pourquoi s’intéresser à la langue des entraîneurs et des joueurs, puisqu’il est supposé que ceux-ci ne disent jamais rien d’intéressant et rabâchent toujours les mêmes clichés? Je ne sais pas, mais ces « clichés » sont pourtant religieusement écoutés et scrutés à la loupe match après match par les journalistes et les amateurs. C’est rendu à un point tel que, pendant les arrêts de jeu, les entraîneurs et les joueurs répondent au micro alors qu’ils sont au banc! Leurs propos inintéressants semblent soudainement intéresser beaucoup de monde… Du coup, imaginez que seuls deux joueurs d’une équipe de l’extérieur du Québec puissent s’exprimer en anglais, et que les joueurs vedettes comme les entraîneurs ne puissent s’exprimer qu’en russe. Pensez-vous que les journalistes anglo-saxons suivraient longtemps les exploits de cette équipe? Poser la question, c’est y répondre.
Pour n’importe quelle entreprise et ses représentants, parler la langue de leurs clients et de leur public est une compétence indispensable. Dans les équipes de la LNH, même les joueurs russes sont capables, au bout d’un certain temps, de donner une entrevue en anglais; il n’y a qu’Alexander Semin (Capitals de Washington) qui n’y est parvenu qu’en septembre dernier, au début de sa sixième saison dans la LNH, et cette anomalie n’a pas manqué d’être soulignée à Washington.
Avec le français, il faut faire davantage de compromis. Avec l’internationalisation du hockey de la LNH et la fréquente permutation des joueurs, il est impossible que toute la formation tricolore s’exprime en français; ce ne l’est plus depuis des dizaines d’années, d’ailleurs. De toute façon, ce que la vaste majorité du public veut, c’est davantage de français, pas l’élimination de l’anglais.
La présence du français n’en demeure pas moins essentielle, même chez les joueurs et les entraîneurs. Plusieurs ont parlé de « respect » de la part d’une « institution » qui est « davantage qu’une entreprise », etc. J’ajouterais le plus important : le français fait surtout partie du fonds de commerce des Canadiens. Sous la férule du magicien Ray Lalonde, son service de marketing a exploité à fond la fierté canadienne-française et l’histoire des icônes francophones du Tricolore pour transformer une concession médiocre en formidable machine à sous. La leçon n’a jamais été totalement oubliée, puisque cette même équipe de marketing a été capable de faire apprendre quelques mots de français à Brian Gionta et à Carey Price à l’occasion du tournage d’annonces publicitaires (voir ici les progrès de Price en français).
Les joueurs saltimbanques
Ça fait longtemps qu’on nous répète que le travail des joueurs et des entraîneurs n’est pas de faire des relations publiques, mais de « gââââââââgner ». Pourtant, quand on sort de la bulle montréalaise, on se rend compte qu’ailleurs, les organisations et les joueurs ne ménagent pas leur salive pour séduire le public. Annonces télévisées, vidéos promotionnelles, distribution de billets de saison à la porte par les joueurs, concours et activités de socialisation avec les fans… Ailleurs qu’à Montréal, les joueurs vont à la rencontre de leurs partisans bien plus souvent qu’à l’occasion de la visite annuelle aux hôpitaux pédiatriques. Les Blackhawks de Chicago font rire le public avec leur interprétation loufoque des cantiques de Noël; les Sharks de San Jose dévoilent leurs « talents » professionnels hors de la sphère sportive; les Red Wings de Détroit se font acteurs, le temps du tournage d’annonces télévisées (ici et ici); huit joueurs des Blues de Saint-Louis enregistrent une lecture à voix haute du poème « ’Twas the night before Christmas », et ceux de leurs partisans capables d’identifier dans l’ordre les voix de ces joueurs ont la chance de gagner des billets pour des matchs en janvier. Dans quelle langue se font tous ces efforts de promotion? En anglais, bien sûr.
Bien avant le début de la controverse « Cunneyworth », les apologistes de la Flanelle ont affirmé préférer la compétence à la langue. Belle façon de se fourvoyer : la langue, autant celle de travail que celle du public, fait partie des compétences. Cette donnée fondamentale est souvent oubliée parce que dans presque toute la Ligue nationale de hockey, la langue de travail quotidienne (entraînements, parties, réunions) et la langue de promotion auprès du public est la même, l’anglais. Il n’y a qu’à Montréal (et peut-être bientôt à Québec) que la langue de travail n’est pas la même que celle de la majorité du public. Cet état de fait complique la situation, bien sûr, mais la langue du public n’en demeure pas moins aussi importante que la langue de travail. Grâce au travail monumental de Ray Lalonde et à quelques idoles adulées comme Alex Kovalev et Jaroslav Halák, cette importance a été gommée pendant des années; des joueurs moyens sont devenus des célébrités royales quasiment inaccessibles, tenus en serre chaude par l’organisation. Toutefois, il était inévitable que le voile se déchire tôt ou tard. Si les Canadiens ne veulent pas commencer la saison prochaine dans une fournaise infernale, ils doivent trouver rapidement des solutions.
La fin du déni
Il y a les fausses solutions, bien sûr, comme se reposer sur les sectaires de la Flanelle drapés dans la rectitude politique. Ces apologistes traitent les unilingues francophones d’attardés et les défenseurs du français de racistes et de xénophobes; ils nient la dimension promotionnelle du travail des joueurs et accusent les médias de faire tout un plat avec la langue. Pourtant, les sondages de QMI (Journal de Montréal) et de CROP (La Presse) confirment la colère de la majorité des amateurs face à l’attitude de Tricolore au sujet de la langue française. Ces tentatives de bâillonner les amateurs par la honte ne fonctionnent plus. Les Canadiens ne sont pas un groupe vedette de rock en tournée mondiale. Ils sont une entreprise québécoise dont la majorité de la clientèle est francophone.
Curieusement, les intransigeants des Canadiens affirment qu’ils n’ont pas à s’occuper de la langue française, puisqu’ils sont une entreprise privée. Comme si les entreprises privées présentes au Québec n’avaient aucune responsabilité concernant le français! Nulle entreprise ne peut ignorer le contexte social dans lequel elle évolue. D’un autre côté, chaque partisan qui quitte le Titanic tricolore pour se tourner vers une autre équipe se fait immanquablement traiter de « traître » par ces mêmes fanatiques intraitables, comme si l’« entreprise privée » qu’est le Canadien redevenait tout à coup une religion dont chaque apostat méritait la pendaison.
Voter avec son portefeuille
De plus en plus d’amateurs francophones de hockey, conscients de l’hypocrisie de la haute direction des Canadiens, s’affranchissent de cette pensée unique et offrent leur appui à une autre organisation. Ils observent plusieurs équipes pour diverses raisons : le nombre de francophones (Lighning de Tampa Bay, Penguins de Pittsburgh), la proximité de l’équipe (Sénateurs d’Ottawa, Bruins de Boston), ou même le transfert d’un joueur aimé (Blues de Saint-Louis). D’autres militent pour le retour des Nordiques. Grâce à Internet, à NHL Center Ice et au probable retour des Nordiques, le statut de monopole du Canadien commence à s’effriter, et l’arrogance de sa direction aussi. Puisque les Canadiens n’offrent officiellement plus cette dimension culturelle unique sur laquelle ils ont bâti leur fortune, il est normal que les amateurs soient de plus en plus tentés de « magasiner » ailleurs une équipe qui ne leur tient pas un double langage.
Remplacez votre Molson par une autre bière québécoise
24 août 2010 à 7:10 | Publié dans Non classé | 3 CommentairesMots-clefs : Alcan, Alex Kovalev, Anheuser-Busch, Blanche de Chambly, Bleue, Bleue légère, Blues, boycott Molson, Brutopia, Bud Light, Bud Light Lime, Budweiser, Bulldogs, Canadiens, canucks, Edmonton, Festibière, Fin du monde, français, francophones, Geoff Molson, George Gillett, Guy Lévesque, Hamilton, Hydro-Québec, Jaroslav Halák, Jean-François Joannette, Jets, L'amère à boire, Labatt, Les 3 brasseurs, Lightning, Maple Leafs, Marc de Foy, Maudite, Microbrasseries du Québec, Mike Ribeiro, Montréal, Nordiques, Oilers, Pierre Gauthier, Québec, Saint-Louis, Sapporo, Sleeman, SNC-Lavalin, Steve Bégin, Tampa Bay, Toronto, Unibroue, vancouver, Winnipeg

Microbrasseries du Québec, par Jean-François Joannette et Guy Lévesque. Saint-Constant, Éditions Broquet, 2009, 280 p.
Hé bien! Dans mon dernier billet, je commentais l’idée de boycotter Molson d’un point de vue extérieur, tout en mentionnant ma propre contribution. D’après les commentaires reçus, on croirait presque que je suis à la tête du mouvement! Au début, j’ai été un peu piquée, puis je me suis amusée de voir que mon billet dérangeait à ce point. Mes détracteurs m’ont fait comprendre qu’il y avait là une belle occasion de m’amuser avec la controverse.
Je pensais répondre aux objections dans la section des commentaires, mais l’espace requis me fait plutôt opter pour un nouveau billet.
Pourquoi boycotter Molson?
Chacun a ses raisons, mais le motif général est la lassitude de nombreux amateurs des Canadiens de se faire prendre pour acquis par la direction du club et l’impression d’avaler des couleuvres à répétition. Ce peut être :
- l’échange ou l’abandon de joueurs populaires (Mike Ribeiro, Steve Bégin, Alex Kovalev, Jaroslav Halák);
- l’indifférence face au talent francophone et québécois (faible nombre de Québécois et de francophones repêchés ou embauchés, embauche d’un Canadien-anglais comme entraîneur des Bulldogs de Hamilton);
- l’absence d’aide et d’encouragement aux joueurs à apprendre le français;
- la hausse des prix (billets, bière, nourriture);
- toutes ces réponses.
Geoff Molson n’occupe pas encore le poste de président. Pourquoi le prendre pour cible?
Ce n’est pas Geoff Molson personnellement qui est visé, mais toute l’organisation des Canadiens. Même pendant les années où George Gillett était propriétaire, Molson était le commanditaire exclusif de bière des Canadiens, et une section entière de l’amphithéâtre s’appelait déjà la zone Molson Ex.
Si je délaisse la Molson, ne vais-je pas nuire à des travailleurs québécois?
Ça dépend par quelle bière vous la remplacez, si vous la remplacez, bien sûr. Si vous tenez à encourager l’emploi et le savoir-faire québécois, optez pour l’une des dizaines de microbrasseries qui offrent des centaines de marques de bière. Presque toutes les régions du Québec ont un ou plusieurs microbrasseurs. De plus, dans la région de Montréal, de nombreux pubs brassent leur propre bière, dont les 3 brasseurs, L’amère à boire et le Brutopia.
À noter que la brasserie Unibroue a été achetée par Sleeman, elle-même acquise par le brasseur japonais Sapporo. Ça n’enlève rien à la grande réussite québécoise du brasseur de la Maudite, de la Blanche de Chambly et de la Fin du monde. Néanmoins, si vous préférez encourager les brasseurs émergents, vous verrez à votre épicerie locale et dans de nombreux bars que le choix ne manque pas.
Et la Budweiser? N’est-ce pas une bière américaine?
Je mentionnais dans mon dernier billet que la Budweiser est originaire de Saint-Louis, la ville où jouera Jaroslav Halák à partir de la prochaine saison. La Budweiser a été créée par Anheuser-Busch, qui a des liens commerciaux très étroits avec Labatt.
Ce qui est intéressant, c’est qu’au Canada, la Budweiser et la Bud Light (et possiblement la Bud Light Lime) sont fabriquées à la brasserie Labatt de LaSalle.
Enfin, pour répondre à la question de certains, Molson fabriquera bel et bien de la Labatt Bleue et Bleue légère, mais les stocks produits sont entièrement destinés aux États-Unis. L’article mis en hyperlien explique les causes de cette étrange situation, qui découle des fusions d’entreprises de l’industrie de la bière et des lois américaines contre le monopole.
Bref, vous pouvez siroter une Budweiser ou, mieux encore, une bière locale sous le nez de Pierre Gauthier en toute tranquillité : ce seront encore les travailleurs québécois qui en profiteront. Par ailleurs, je rappelle aux partisans du retour des Nordiques que Labatt a donné son appui à un nouvel amphithéâtre à Québec.
Molson et les Canadiens contribuent à l’économie locale en créant des emplois, en achetant à des fournisseurs locaux, en contribuant à des projets communautaires etc. Ne devrions-nous pas leur être reconnaissants?
Félicitations aux Canadiens pour leurs projets communautaires. Cependant, il faut s’enlever de la tête que notre économie et nos emplois dépendent de Molson et des Canadiens. D’abord, les microbrasseries créent aussi de l’emploi et achètent à des fournisseurs locaux; d’ailleurs, la grande majorité des nouveaux emplois sont créés par de petites et moyennes entreprises.
Ensuite, les Canadiens sont plus dépendants de leur public que l’inverse : l’argent que l’amateur ne dépensera plus dans la bière Molson ou les produits des Canadiens seront dépensés ailleurs ou épargnés, ce qui ne ferait pas de tort aux finances personnelles de certains. Les Canadiens, par contre, tirent essentiellement leur survie du public québécois.
Par ailleurs, c’est très louable, les projets communautaires, mais ça n’achète pas au Canadien l’autorisation de se moquer de sa clientèle francophone (lire Marc de Foy à ce sujet) À en lire certains, nous devrions être confits de gratitude devant les dames patronnesses du Bleu-Blanc-Rouge qui sont bien gentilles de nous faire la charité. Sachez d’abord qu’il est devenu courant, voire indispensable, pour toutes les entreprises d’investir dans la communauté. Hydro-Québec, Alcan, SNC-Lavalin, Bombardier et tous les géants commanditent des spectacles, des œuvres de bienfaisance et d’autres projets communautaires. Les Canadiens ne sont pas une exception.
Ajoutons, enfin, que “le CH ne s’est jamais gêné pour envisager le recours à l’aide gouvernementale “: http://bit.ly/9nkNZJ ni pour faire de la publicité déguisée en pédagogie dans les écoles et avec l’aide d’une généreuse subvention du ministère de l’Éducation, à même vos taxes et impôts, s’il-vous-plaît.
Alors la reconnaissance, disons qu’elle devrait se manifester dans les deux sens.
N’y a-t-il pas d’autres causes plus nobles? La politique, l’environnement, la défense du français, la pauvreté?
Certes, mais ce site parle de sport. Qu’est-ce que qui vous dit que je ne m’intéresse pas à d’autres choses en dehors du hockey? Je suis capable de marcher et de mâcher de la gomme en même temps.
Par ailleurs, j’ai milité plusieurs années en politique et je me suis présentée deux fois comme candidate aux élections provinciales, pendant lesquelles j’ai pris la parole sur de nombreux sujets, notamment l’environnement, l’économie, l’éducation, le filet social et le système de santé. J’ai présenté un mémoire à la Commission parlementaire sur l’éducation et j’ai toujours voté. Alors côté implication politique, j’ai probablement une longueur d’avance sur tous mes détracteurs réunis.
Un boycott, est-ce vraiment utile?
On verra bien. Personnellement, j’ai expliqué dans mon dernier billet que, boycott ou pas, je n’étais plus capable d’avaler une bière distribuée par Molson, car j’avais l’impression de remplir les poches de deux entreprises, Molson et les Canadiens, qui rient de leurs clients. Ces entreprises n’auront plus un sou de ma poche, que ce soit chez moi, dans un festival, dans un bar ou n’importe où.
Ça fait des années qu’on entend des appels isolés au boycott de Molson, mais personne ne suit vraiment parce que chacun est isolé et croit que son choix est vain. Si de nombreuses personnes affirment leur choix de délaisser les produits de Molson en faveur d’autres boissons fabriquées ici, alors ces personnes auront l’impression que leur choix fait vraiment une différence.
Lorsque la LNH a voulu absorber la défunte Association mondiale de hockey, elle a d’abord refusé de garder les équipes canadiennes de la Ligue, soit les Oilers d’Edmonton, les Jets de Winnipeg et les Nordiques de Québec, à cause des pressions de leurs concurrents, soit les Canadiens de Montréal, les Maple Leafs de Toronto et les Canucks de Vancouver. Les amateurs des trois équipes en danger ont alors boycotté les produits Molson. Le chiffre d’affaires a chuté, forçant la famille Molson, alors propriétaire des Canadiens, à réviser sa position et à donner son accord à l’inclusion des équipes.
S’il fallait que la sauce prenne, et que de plus en plus de gens se détournent des produits Molson, alors la direction pourrait être forcée de faire des changements. Surtout si Labatt contribue au retour des Nordiques à Québec…
Varia :
- Mon projet avance, mais il n’est pas encore prêt. Il portera sur la langue française et le hockey. Je le présenterai dès que possible, et sûrement avant le début de la saison. Par ailleurs, il est possible que je parle encore de politique au passage, mais je ne ferai plus de chroniques de comparaison entre la politique et le hockey comme je l’ai fait pendant la saison 2009-2010.
- J’ai mon billet pour aller voir les Blues contre les Canadiens à Saint-Louis le 10 mars 2011 (vous pouvez acheter le vôtre au blues.nhl.com. Par ailleurs, les Blues vendent des forfaits pour des groupes de quatre personnes permettant de rencontrer des joueurs de l’équipe. Si ça vous intéresse, faites-moi signe, et je vous mettrai au courant de tous les détails.
- Pour les nouveaux fans du Lightning de Tampa Bay, on ne sait pas encore quand les billets pour les matchs individuels seront en vente. Pour l’instant, seuls les billets de saison sont en vente.
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